Pour toute demande de créations (pour films, expos, radio, etc.) ou de diffusions, contactez-moi 🙂 : contact@mecaniquedessons.com
Vibrations Sonores au 9-9bis de Oignies
Jusqu’au 7 décembre 2025, découvrez ma création sonore « Vibrations Sonores » dans l’exposition « Révéler l’impact » dans la salle des douches de l’ancien site minier 9-9bis de Oignies, près de Lens.
En partant d’ambiances sonores métalliques évoquant le passé de l’activité des mines de charbon du nord de la France, je propose une transformation auditive des lieux de l’ancien site minier du 9-9bis avec des sons naturels d’aujourd’hui, en lien avec la matière sonore et organique captée sur le site.
Ressentir les vibrations du sol causées par des machines. Entendre l’agitation autour de l’exploitation du charbon. S’habituer à ce rythme, ce grondement, cet impact. Puis ces terres accumulées, piétinées, industrialisées sont abandonnées, elles entament une seconde vie plus calme et paisible. Des plantes, des oiseaux et des marcheurs se retrouvent. Le minéral, le végétal et le vivant s’accordent dans un esprit de revanche bien mérité.
Voici un extrait vidéo des prises de sons sur le site du 9-9bis :
Initiée par l’association Festiplanète, cette œuvre sonore a pour but de faire entendre autrement les sons d’une ville, au delà de l’ambiance urbaine généralisée, notamment la circulation routière.
Durant plusieurs mois, des ateliers prises de sons ont eu lieu dans la ville de Douai avec :
Des jeunes de l’IME (Institut Médico-éducatif) Les Tournesols de Douai
Des enfants de centres de loisirs des écoles Jean Monnet et Francois Lemaire de Douai
Des participants du foyer de vie Le rayon vert de Cantin
Des membres de Radio Scarpe Sensée
Des ornithologues du GON (Groupe Ornithologique et Naturaliste)
Des jeunes de la MJC de Douai
Ensuite, à partir de ses prises de sons, j’ai composé des œuvres sonores sous différentes thématiques, comme le beffroi, les oiseaux, les géants, les enfants, le sport et bien d’autres, afin de réaliser 14 Paysages Sonores de la ville de Douai que voici :
La complainte des arbres, performance dans les marais avec un plasticien
Performance sonore dans les marais de la Sensée, dans le nord de la France, avec le plasticien Baptiste Anne et Jérôme de la Mécanique des Sons.
Le son des végétaux et du bois sont capturés et transformés par les 2 artistes.
Paysage sonore du Terril des Argales de Rieulay
Composé dans le cadre de projet avec l’ancien site minier du 9-9bis à Oignies (62), cette balade sonore entre loisirs et nature sur un des terrils du nord de la France, a été diffusé auprès de collégiens du bassin minier.
La forêt de Marchiennes sur une carte mondiale des forêts
J’ai répondu à l’appel à projet de Wild Rumpus, qui faute de pouvoir organiser le Timber Festival en angleterre en raison des confinements liés au Covid-19, avait lancé une carte Sounds of the forest.
Pour l’occasion, j’ai enregistré la forêt de Marchiennes, dans le nord de la France :
Jardin sonore pendant le confinement Covid-19 en 2020
A Douai, de ma fenêtre et de mon jardin, j’enregistre ce que j’entends pendant le confinement, voici ces paysages sonores.
ENFANTS MARTEAUX
Le confinement, c’est l’occasion de faire des travaux dans la maison et profiter du beau temps pour envoyer les enfants jouer dans le jardin, mais quelquefois, ils ont de quoi nous rendre marteau !
FERMETURE DES VOLETS
J’enregistre toujours les sons que j’entends de mon jardin pendant le confinement.
Cette fois, c’est un rituel, chaque soir dans le quartier à la tombée de la nuit : la fermeture des volets des voisins.
BARBECUE
On le sent de loin, on l’entend de près. Si près qu’une de mes bonnette-micro a pris un coup de chaud.
Aujourd’hui, un dimanche de confinement, c’est barbecue dans le jardin !
LE CHAT DU VOISIN EN CHALEUR
On entends que lui : Le chat du voisin !
Comme il est en chaleur en ce moment, justement pendant le confinement, il s’exprime dès le début de soirée et pour toute la nuit…
PLUIE D’OISEAUX
Toujours durant le confinement, j’ai enregistré ce paysage sonore où quelques gouttes de pluie ne dérangent pour rien au monde le bal des oiseaux…
ELEGAGE DU VOISIN
Aujourd’hui, avec le beau temps, mon voisin a décidé de faire de l’élagage, enfin, si la machine ne fait pas trop des siennes…
PRINTEMPS ET CONFINEMENT
Aujourd’hui, c’est le printemps avec la danse des tondeuses, des enfants, des abeilles et des tourterelles.
Au Nord du Beffroi – North of the belfry
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« Ding Dong »
Dans la ruelle des Arbalétriers de Douai (Nord – France), les oiseaux concurrencent par leurs chants les cloches du beffroi de la ville. Et en s’approchant du monument emblématique, les mélodies du carillonneur prennent toute leur importance. La musique, que les habitants entendent sans parfois l’écouter, prend de nouvelles tournures, plusieurs strates, selon les endroits de la ville.
Cette création répondait à l’appel à projets « Comme un dimanche matin » du collectif Espaces Sonores. Un grand merci à Stéphane Marin.
In the small alley named “Ruelle des Arbalétriers” in Douai (north of France), birds are competing with their singing against the bells of the belfry of the city. When approaching the emblematic monument, the carillonneur’s melodies sound more and more prominent. The music, which people are sometimes used to hear without really listening, takes new melodic lines, several strata, according to the different places of the city.
J’ai de la chance, je travaille tous les jours à coté d’un pré où il y a des vaches, de belles Charolaises ! Ce qui est amusant, c’est que mes copines de boulot poussent d’étranges beuglement tout au long de la journée. Je me suis donc hâté de tendre les micros pour prendre une ambiance fantastique, où les vaches s’entraînent pour la fête de la musique… Enregistrements à Vitry en Artois dans le Nord de la France avec des micros en couple ORTF.
Et peut-être sur votre radio ? Si vous êtes intéressés, contactez-moi. .
La mare aux enfants – The pond of children
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« Oh ya un truc là ! »
Ça se marre au bord de la mare ! Dés qu’il s’agit de patauger dans l’eau, les enfants sont les premiers. Mais que trouvent ces bambins d’une dizaine d’années dans cette mare de Lewarde, située dans le Nord de la France ? Lorsque gestes et bêtises deviennent mécaniques, immersion dans un autre univers.
Ombres sonores de Londres – Sound shadows of London
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« Whoum, whoum, whoum »
Dans le cadre du festival « Écoutons la ville » avec Canal B et I’m from Rennes, j’ai composé cette création faisant entendre les bruits d’un Londres vrombissant tout droit sortis du « Meilleur des Mondes » d’Aldous Huxley, d’après cet extrait du chapitre 5 :
« Des prairies du Trust des Sécrétions Internes et Externes arrivaient les meuglements de ces milliers de bestiaux qui fournissaient, par leurs hormones et leur lait, les matières premières destinées à la grande usine de Farnham Royal. Un bourdonnement incessant d’hélicoptères emplissait le crépuscule. A intervalles réguliers de deux minutes et demie, une sonnerie et des sifflements déchirants annonçaient le départ des trains légers sur monorail qui ramenaient de leur terrain séparé à la capitale les joueurs de golf des castes inférieures. Lenina et Henry se hissèrent dans leur appareil et démarrèrent. A deux cent cinquante mètres, henry ralentit les hélices d’hélicoptère, et ils restèrent suspendus une minute ou deux au dessus du paysage qui s’estompait. »
For the festival « Listen the city » with Canal B et « I’m from Rennes », I composed a creation with noises, inspired of the book « Brave New World » (Aldous Huxley). In the same time, listen the sound creation and read this extract of the chapter 5 :
« From the grounds of the Internal and External Secretion Trust came the lowing of those thousands of cattle which provided, with their hormones and their milk, the raw materials for the great factory at Farnham Royal. An incessant buzzing of helicopters filled the twilight. Every two and a half minutes a bell and the screech of whistles announced the departure of one of the light monorail trains which carried the lower caste golfers back from their separate course to the metropolis. Lenina and Henry climbed into their machine and started off. At eight hundred feet Henry slowed down the helicopter screws, and they hung for a minute or two poised above the fading landscape. »
Diffusions :
2015 : Festival « Écoutons la ville » et sur Canal B (Rennes)
2018 : Congrès de la Confédération Nationale des Radios Associatives (CNRA)
Trafic Nature (Arte Radio)
« Hin, hin, hin »
La poule regarde passer les trains
Les marais de la Scarpe, près d’Arras (Pas de Calais), sont traversés par l’autoroute et le TGV. Le grèbe huppé, le pouillot véloce et la poule d’eau croisent les trains et les camions. Une carte postale sonore originale et « contre-nature » !
Enregistrements : avril-mai 2014 Mise en ondes & mix : Arnaud Forest Réalisation : Jérôme Bailly
Nagra LB
Carte Postale Sonore pour faire entendre le contraste entre l’homme et la nature. Une telle opposition montre aussi une complémentarité entre l’activité humaine et la force de la nature.
Les prises de sons ont été réalisés dans les marais de la Scarpe, prés d’Arras (France). Pour le montage et le mixage, je suis ensuite passé par les studios d’ARTE RADIO à Paris afin de plonger dans un TRAFIC NATURE. Merci à toute l’équipe d’ARTE RADIO.
Bruits de Lille – Lille noises
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« Madame Pichna est demandée à l’accueil, Madame Pichna ? »
Lille, ville au carrefour de l’Europe dans le Nord de la France, est perçue comme une ville du bien-être. Beaucoup de personnes aiment se retrouver dans l’atmosphère du lieu. Pourtant, les ambiances de la Gare Lille Flandres ou des boulevards bondés de véhicules peuvent être pénibles, tandis que dans la rue de Béthune, entièrement piétonne, le doux son des pas sur les pavés résonnent avec quelques discussions hâtives, musiques de magasins et artistes de rue. Cependant, à d’autres heures, les camions de nettoyage s’imposent dans la ville comme pachydermes bruyants. Nettoieraient-ils aussi les ambiances nauséabondes de la ville ?
A travers cette création, je veux montrer que l’identité sonore de la ville de Lille devient pénible ou agréable selon les déplacements. Les bruits perçus par l’oreille du passant conditionnent son attitude et son bien-être, selon l’endroit où il se trouve. Aujourd’hui, les municipalités multiplient les espaces entièrement piétons. Imaginons que certains sons deviennent interdits par une sorte de police de l’environnement qui se soucis des oreilles des citadins. Et si même dans le futur les bruits n’existaient plus ? Imaginons…